<![CDATA[Humeurs de croc]]> http://www.mochemato.com/ Fourre-tout : j'y mets en vrac tout ce qui me passe par la tête, même si au départ, ça devait être dédié à Madagascar. Mais j'aime tellement écrire, que ça déborde largement!! fr over-blog.com RSS 2.0 Generator <![CDATA[Le fléau]]> http://www.mochemato.com/article-19098214.html Non, je ne parle pas du pavé de Stephen King, mais de cette belle demoiselle, qui nous regarde d'un oeil coquin.

Grosse comme un moineau, nantie de superbes ailes rouges, elle attend le mois de janvier, pour s'abattre, avec ses petites camarades, sur les jeunes plants de maïs et de riz, et part, au bout de quelques jours, en laissant des champs dévastés.
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Tue, 06 May 2008 19:24:00 +0200 http://www.mochemato.com/article-19098214.html
<![CDATA[Funeral blues]]> http://www.mochemato.com/article-19097904.html que les puristes me pardonnent pour la traduction ............

Stop all the clocks, cut off the telephone.
Prevent the dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.
Let aeroplanes circle moaning overhead
Scribbling in the sky the message He is Dead,
Put crêpe bows round the white necks of the public doves,
 Let the traffic policemen wear black cotton gloves.
 He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last forever, I was wrong.
The stars are not wanted now; put out every one,
Pack up the moon and dismantle the sun.
Pour away the ocean and sweep up the wood;
 For nothing now can ever come to any good.

Arrêtez toutes les pendules, coupez le téléphone
Empêchez le chien d'aboyer avec un os appétissant
Faites taire les pianos et les roulements de tambour
Sortez le cercueil avant la fin du jour
Que les avions tournent au-dessus de nos têtes
Inscrivant dans le ciel ce message : « Il est mort »
Nouez des voiles noirs autour du blanc cou des colonnes des édifices
Gantez de noir les mains des agents de police
Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest
Ma semaine de travail et mon repos dominical
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson
Je croyais que l'amour durerait éternellement ; j'avais tort
Que les étoiles se retirent, qu'on les fasse sortir,
Démontez la lune et le soleil.
Videz l'océan, arrachez les forêts,
Car rien de bon ne peut advenir désormais ]]>
Wed, 30 Apr 2008 05:15:00 +0200 http://www.mochemato.com/article-19097904.html
<![CDATA[Cueillez dès aujourd'hui]]> http://www.mochemato.com/article-19095619.html Mais maintenant, avec mes cheveux gris, je me dis : il avait bien raison.

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise aupres du feu, devidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant :
Ronsard me celebroit du temps que j'estois belle.

Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
Desja sous le labeur à demy sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s'aille resveillant,
Benissant vostre nom de louange immortelle.

Je seray sous la terre et fantaume sans os :
Par les ombres myrteux je prendray mon repos :
Vous serez au fouyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et vostre fier desdain.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dés aujourd'huy les roses de la vie.
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Tue, 29 Apr 2008 06:02:00 +0200 http://www.mochemato.com/article-19095619.html
<![CDATA[Ma blonde]]> http://www.mochemato.com/article-19095858.html Lorsque je fus mutée à Lyon, la solitude me pesant, j'avais décidé d'adopter un chien. Et là, dans une cage, à la SPA, je l'ai vue. Ma blonde aux yeux d'or, croisement de berger allemand et de malinois, alors âgée de quatre mois. Abandonnée à cause justement de ce croisement. Ce fut un coup de foudre réciproque. Nous avions dû nous connaître dans une vie antérieure. Je ne l'ai jamais dressée, au sens de l'habituer à exécuter des tours de cirque. Nous fonctionnions par télépathie, je crois. Elle m'obéissait sur un simple clin d'œil et me surveillait toujours du coin de l'oreille, même au plus profond de son sommeil. Elle était devenue mon ombre et ma confidente. Elle savait mes chagrins et venait les consoler. Elle savait mes joies aussi, et le traduisait par des gambades ridicules pour un animal de cette taille, et des battements de queue qui pouvaient être douloureux pour qui passait à sa portée. Elle était là, toujours, attentive, à écouter, ombre claire et aimante. Elle partageait mes joies et mes bonheurs, aimait ceux que j'aimais, ou les supportait, mais faisait les yeux noirs à ceux que j'évitais. Ma mère, jalouse, l'avait déclarée stupide parce que, loin de l'être, stupide, justement, elle la considérait avec méfiance, mais avait, par contre, signé un traité d'amour immédiat et réciproque avec mon grand-père. Je la revois, jeune mère, empêtrée de ses 6 petits, venir m'implorer de la soulager de son fardeau, pour pouvoir souffler un peu. Elle cohabitait à la perfection avec Sacha, mon chat, et avec Françis, celui de ma voisine. Elle acceptait et supportait avec courage et patience les agaceries de mon ami de l'époque, mais elle ne l'aimait pas. Elle le craignait, et l'acceptait, pour moi. Je ne me pardonnerais jamais le mal que j'ai pu lui faire les deux fois, où, croyant qu'elle serait plus heureuse parce que je devais partir habiter dans une tour en banlieue parisienne, je l'avais confiée à des gens habitant à la campagne. L'un l'avait enchaînée à sa niche, dans la boue et l'avait sauvagement battue lorsqu'elle avait essayé de s'échapper. Malade de son absence, j'étais allée la voir, et horrifiée, je l'avais kidnappée pour la ramener à la maison. L'autre n'était pas méchant, mais très pauvre et elle mourait de faim, là-bas, dans la montagne. Je suis donc allée la chercher. Mais cette fois-là, elle m'a boudée, longtemps. Je crois qu'elle ne m'avait pas pardonnée de l'avoir laissée une fois encore. Je la revois encore, me regardant partir, les oreilles grandes dressées. Elle fut mon 1er bébé, et 10 ans de ma vie et d'amour simple et sans exigence …………. ]]> Sun, 27 Apr 2008 18:14:00 +0200 http://www.mochemato.com/article-19095858.html <![CDATA[Il est des jours]]> http://www.mochemato.com/article-18885494.html   Il est des jours où j'ai l'impression de vivre dans un rêve. Ce ciel toujours bleu, les chants des oiseaux, cette grande pièce toute en bois et en bambou. Je lève les yeux de mon écran et par l'embrasure de la porte, j'aperçois les arbres en fleurs, les couleurs, comme lavées par une récente averse, claquent dans l'air pour l'instant débarrassé de la poussière.  La pluie a traversé le toit en paille de la terrasse, il faudra le refaire, ce toit, un jour, qu'importe, les flaques miroitent dans la lumière et c'est irréel.  
Les chiens dorment, chacun dans un coin de la salle, allongés sur le sable qu'un paysan du village est venu pelleter, et le bonheur de servir les clients pieds nus dans ce sable toujours frais……………   Une charrette tirée par des zébus passe dans la rue, les enfants, dans l'église proche, chantent un cantique. Est-ce l'absence de pollution sonore? Leurs voix avoisinent le son du cristal pur.   Les femmes qui passent, indolentes, drapées dans leurs lambahoany aux couleurs vives, "de longues tiges dressées, cambrées, belles à vénérer, , qui portent leurs ballots sur la tête comme les fleurs leurs pétales. Leur cou ressemble à un collier de grâce, leur visage respire la douceur et la fermeté……………."(J.C Grangé)   Et la langueur des jours sous le soleil, le temps s'étire, et brusquement la nuit tombe. Littéralement. Soudain, il fait noir. Les arbres prennent des airs de fantôme, les chiens deviennent blancs dans la lueur des lampes, et enfin il fait frais; c'est vrai la saison sèche arrive, nous amenant enfin de la fraicheur la nuit, et toujours ce grand soleil le matin au réveil…………. Comment, dans ce cadre de rêve, au milieu de ces gens dignes et souriants, affables et gracieux, trouver motif à maugréer ? Comment imaginer une seule seconde quitter ce pays magnifique, extravagant et somptueux dans ses paysages, pour retourner vivre dans la grisaille, la pollution, le froid et la peur ? Si les dieux me l'accordent, j'aimerais finir mes jours ici, où tout doucement, je trouve enfin la paix………….   ]]>
Mon, 21 Apr 2008 01:37:00 +0200 http://www.mochemato.com/article-18885494.html
<![CDATA[Tous les hommes]]> http://www.mochemato.com/article-18894624.html Sun, 20 Apr 2008 11:30:00 +0200 http://www.mochemato.com/article-18894624.html <![CDATA[La viande de zébu]]> http://www.mochemato.com/article-18872146.html   La viande de zébu est excellente. Forte en goût, mais, bien préparée, fondante sous la dent, à tel point que, revenu on Europe, on trouve le bœuf bien fade…………. Elle constitue la base du plat national malgache, le romazava :
La viande est longuement mitonnée, et servie avec des brèdes. Le filet, auparavant conservé 24 heures au frais enveloppé de feuilles de papaye, puis servi grillé ou avec une sauce au poivre, constitue un régal. Mais il faut vaincre l'appréhension première, et aller à la boucherie : immense halle, ouverte aux 4 vents, avec des longs étals carrelés sur lesquels la viande est exposée.
    Point de vitrines réfrigérantes, ici. On balaie les mouches d'un geste de la main, et on choisit son morceau, sous l'air stupéfait et incrédule des touristes de passage…………………..

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Sat, 19 Apr 2008 12:28:00 +0200 http://www.mochemato.com/article-18872146.html
<![CDATA[Reviens]]> http://www.mochemato.com/article-18754248.html Tue, 15 Apr 2008 11:16:00 +0200 http://www.mochemato.com/article-18754248.html <![CDATA[La 4L]]> http://www.mochemato.com/article-18516628.html Nous avons investi dans un véhicule : ras le bol du taxi, pas trop confiance dans les taxi brousse.
Et nous avons choisi la voiture de monsieur tout-le-monde, la plus répandue ici, facile à entretenir, qui passe partout, pas de risque d'ensablement.
Je vous présente notre 4L . Mais c'était un véritable étouffoir, là-dedans, alors, grâce à un génial carrosssier malgache, voilà :
Avant :

Après

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Mon, 07 Apr 2008 04:53:00 +0200 http://www.mochemato.com/article-18516628.html
<![CDATA[La vie quotidienne]]> http://www.mochemato.com/article-18450378.html Aujourd'hui est un grand jour : je peux accéder à mon administration. Pour fêter cela, je vais vous re-raconter nos journées, ici, mais en images, cette fois :

Nettoyage de la cuisine : Zaza attaque la lessive Pendant que Patrice prépare le riz, avant de le mettre à cuire. On le fait sauter dans une panière pour en enlever la balle :    Viviane repasse, avec le fer à charbon de bois, comme en utilisaient nos arrière grand-mères  
Et le soir, cuisson du riz, zaza et moi exténuées :

   Pendant que Paul officie derrière ses fourneaux Jaurès et Olivia, après avoir refait les chambres, se saoulent au tonic...............
  et on réattaque demain............   ]]>
Sun, 06 Apr 2008 15:00:00 +0200 http://www.mochemato.com/article-18450378.html